Nous entendons par traçabilité l'aptitude à retracer l'historique, l'utilisation ou la localisation d'une entité au moyen d'identifications enregistrées.
Les grandes dates clés
1950 ...Le principe de la radio-identification a été utilisé pour la première fois par la Royal Air Force pour identifier les appareils en vol (système d’identification longue distance Friend or Foe).
1969 ...Mario Cardullo dépose aux États-Unis le premier brevet lié à la technologie RFID afin de développer des solutions d’identification pour les locomotives.
1990 ...IBM intègre, sur une seule puce, l’ensemble des composants nécessaires au fonctionnement d’un badge RFID.
2003 ...EAN International et UCC créent le standard EPC intégrant les technologies RFID et Internet pour mettre en place le réseau de traçabilité des objets.
2005 ...Wal*Mart, numéro un de la distribution dans le monde, déploie le standard EPC pour optimiser l’approvisionnement de ses magasins aux États-Unis.
Comment ça marche?

Les étiquettes radiofréquences, également appelées tags, sont composées d’une puce électronique connectée à une antenne.
Avec quelle énergie ?
La majorité des puces ne dispose pas de source d’énergie propre. C’est le signal émis par le lecteur qui permet, via l’antenne, l’échange des données contenues dans la puce. En captant certaines fréquences, la puce se réveille et émet en retour son numéro d’identification. Ces étiquettes radiofréquences sont dites “passives”.
Il existe, néanmoins, des étiquettes radiofréquences alimentées par leur propre source d’énergie (pile ou batterie). Elles permettent notamment d’allonger la distance de lecture, d’associer à l’étiquette des capteurs de température ou d’ajouter dans la puce des informations sur le cycle de vie du produit.
Sur quelles longueurs d’ondes ?
La transmission d’informations se fait selon diverses fréquences, notamment en hautes fréquences HF (13,56 MHz) et en ultra hautes fréquences UHF (850-950 MHz).
Ces fréquences offrent des performances différentes, notamment en termes de distance de lecture et de réaction à des environnements humides ou en présence de métaux.
Pour lire ou pour écrire ?
Il existe plusieurs catégories d’étiquettes radiofréquences :
- Les étiquettes en “lecture seule” comportant un numéro d’identification gravé par le fondeur dès la fabrication de la puce. Le numéro peut être lu mais il n’est plus modifiable;
- Les étiquettes “écriture une fois, lecture multiple”. L’utilisateur peut enregistrer son numéro d’identification unique lors de la première utilisation de l’étiquette.
Ensuite, il est seulement possible de lire cette information ;
- les étiquettes en “lecture réécriture” intégrant des pages de mémoire, en plus du code unique, permettant d’écrire et de modifier de nouvelles données associées.
Et quoi d’autre ?
À ces fonctions citées précédemment sont ajoutées des fonctionnalités supplémentaires :
- La gestion des collisions (un lecteur radiofréquence peut dialoguer avec plusieurs étiquettes présentes simultanément dans le champ de son antenne) ;
- L’alarme antivol (l’étiquette détecte la présence d’une ou de plusieurs étiquettes dans le champ de l’antenne) ;
- Un cryptage des données (pour sécuriser l’information).
Depuis plus de 30 ans, le code à barres, véritable symbole de la distribution moderne, ne cesse de faciliter le quotidien des industriels et des distributeurs au bénéfice des consommateurs.
Des produits de consommation courante aux médicaments, des outils de bricolage aux appareils électroménagers, la grande majorité des produits commercialisés est étiquetée au moyen d’un code à barres.
Héritières des codes à barres, les étiquettes radiofréquences (RFID), dites “étiquettes intelligentes”, seront utilisées dans les années à venir afin d’améliorer l’approvisionnement des magasins avec l’étiquetage des palettes et des cartons. A terme, elles permettront le développement de services nouveaux pour le consommateur, directement
dans le magasin, mais aussi dans sa vie quotidienne.
Ainsi, les étiquettes radiofréquences vont coexister avec les codes à barres et non les remplacer. Elles permettront de relever les nouveaux défis du commerce moderne.
Les multiples applications des étiquettes radiofréquences
Les applications de cette “nouvelle” technologie sont nombreuses, mais la plupart reste encore à imaginer. Tout comme l’ordinateur individuel, le téléphone portable ou Internet, la RFID ouvre de multiples horizons d’applications :
-
Dans la chaîne d’approvisionnement : système antivol,contrôle des expéditions et des réceptions, traçabilité…
-
Les péages autoroutiers : de nombreuses sociétés de gestion d’autoroutes ont déjà mis en place des systèmes d’abonnement basés sur les étiquettes RFID. Aux barrières de péage, le paiement se fait par simple lecture de l’étiquette RFID du véhicule.
-
Le contrôle d’accès : identification des personnes ayant accès aux immeubles, aux parkings…
-
Les cartes de transport sans contact : elles permettent de franchir les portillons en passant la carte à proximité du lecteur tout en la laissant dans sa poche ou dans son sac.
-
L’assistance aux consommateurs : les produits dotés d’étiquettes RFID peuvent être identifiés plus simplement par les ordinateurs, fournissant ainsi de nombreuses informations utiles comme le type de médicament, la posologie…
-
Le Service Après-Vente des produits : l’identification des produits tels que les appareils électroménagers permet de disposer d’un véritable carnet d’entretien électronique facilitant ainsi la gestion et l’optimisation du Service Après-Vente.
Stratégie d’implémentation de la RFID
Pourquoi utiliser la technologie RFID aujourd’hui ?
Comparées notamment aux codes à barres,les étiquettes radiofréquences présentent de nouveaux avantages. En voici une liste non exhaustive.
Les étiquettes radiofréquences : La technique d’identification automatique utilisée massivement est le code à barres.
C’est donc par rapport à cette technique que doivent être analysés les atouts et par la suite les limites de la RFID.
- la capacité de mise à jour du contenu.
- une plus grande capacité de contenu.
-
la vitesse de marquage.
-
une sécurité d’accès au contenu.
-
une plus grande durée de vie.
-
une plus grande souplesse de positionnement.
-
une meilleure protection aux conditions environnementales.
Dans la chaîne d’approvisionnement des produits, elles permettent :
- d’améliorer l’automatisation des opérations de réception et d’expédition ;
- de réduire les pertes et les vols ;
- de faciliter l’inventaire des produits.
En magasin, elles permettent :
- de réduire les ruptures de stock ;
- de mieux contrôler les dates de péremption des produits ;
- de faciliter, en cas de nécessité, les opérations de retrait des produits ;
- d’accélérer le passage en caisse.
Elles permettent, d’autre part, un suivi unitaire des produits et par conséquent une traçabilité plus fine.
Le standard EPC
Le standard EPC (Electronic Product Code) est un système de codification permettant l’identification unique de tous les biens de la chaîne d’approvisionnement. Il va permettre de répondre aux besoins des entreprises pour l’échange et le partage d’informations : le suivi unitaire des objets grâce au code EPC, la capture à distance de l’information grâce à la RFID, le stockage et l’accès à l’information grâce aux standards ouverts de l’Internet.
Le standard EPC repose sur trois composantes :
- le code EPC : chaque objet est identifié par un code unique et peut être tracé unitairement.
Ces codes peuvent être créés à partir des codes EAN•UCC existants ;
- les étiquettes RFID (décrites précédemment).Technologie de support du système EPC, ces étiquettes permettent de transporter l’information (le code EPC en l’occurrence). Elles sont de très petite dimension et ont une capacité de 96 bits. Elles peuvent être placées dans l’emballage ou dans le produit lui-même ;
- le réseau EPC : basé sur les technologies Internet, il permet, dans un cadre sécurisé,
de diffuser et de retrouver l’information relative à n’importe quel objet identifié par un code EPC.

|